Galerie Fallet
 

GALERIE FALLET

Micheline Vorbe
5, Rue de la Tour-de-Boël
CH-1204 Geneva, Switzerland
 

Tel. +41 (0)22 311 42 43
Fax +41 (0)22 311 42 43
Mobile + 41 (0)79 219 10 76
 
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Opening Times:
Tuesday-Friday: 14.00 - 18.30
Saturday 11.00 - 16.00
and by appointment

Copyright © GALERIE FALLET

 

Au revoir

 

Seize ans ont passé depuis le premier vernissage où j’ai eu l’honneur d’accueillir Pierrette Gonseth-Favre, artiste hors norme qui a certainement contribué à mon envol.

Merci à vous tous: amis et amateurs d’art, collectionneurs, journalistes et étudiants qui m’avez permis de réaliser et de poursuivre un vieux rêve. Et surtout, un grand merci à tous les artistes qui m’ont ouvert les portes de leur univers afin de le partager avec vous.

A l’occasion du dernier vernissage à la galerie, je serais heureuse de vous accueillir

le jeudi 18 novembre 2010 de 18 à 21 heures

autour des oeuvres de Dominique Albertelli, Shafik Alnawab, Aloïse, Elisabeth Beurret, Dean Bowen, Pierre Marie Brisson, Chaïbia, Martine Chappuis, Carles-Tolra, Laurent Cybéo, Aziz Elhihi, Moïsés Finale, Pierrette Gonseth-Favre, Isabelle Jarousse, Serge Jolimeau, Fred Kleinberg, Iseult Labote, Tamara Lunginovic, Marie-Claire Meier, Pado Mutrux, Wojciech Mucha, Manuel Müller, Guy Oberson, Prospère Pierre-Louis, Emmanuelle Renard, Myriam Schmaus, Setch, Manuel Torres, Caroline Sorger, Zaïra Vieytes.


Exposition ouverte jusqu’au 4 décembre 2010




Pierre Marie Brisson, peintures


Home Pages of Gallery Artists

Dominique Albertelli - France

Shafiq Alnawab - Switzerland

Elisabeth Beurret - France

Dean Bowen - Australia

Pierre Marie Brisson - France

Jack Britten - Australia

Tristan Cassamajor - Haiti

Chaïbia - Maroc
 
Martine Chappuis - Switzerland

Marie-Claire Meier - Switzerland

Laurent Cybéo - Switzerland

Yang Din - China

Aziz Elhihi - Switzerland
 
Pierrette Gonseth-Favre - Switzerland

Isabelle Jarousse - France
 
Serge Jolimeau - Haiti

Fred Kleinberg - France

Tamara Lunginovic - Switzerland

Manuel Müller - France

Wojciech Mucha - Switzerland

Guy Oberson - Switzerland

Emanuelle Renard - France

Myriam Schmaus - France

SETCH (Gastaud et Christian Joliff) - France

Caroline Sorger - Switzerland

Francisco Sepulveda - Chile

Manuel Torres - Spain

Zaïra Vieytes - Argentina

 
Artists of the Gallery
 
Pierre-Marie Brisson, Martine Chappuis, Wojciech Mucha, Dominique Albertelli, Elisabeth Beurret,  SETCH, Tamara Lunginovic, Guy Oberson, Myriam Schmaus, Caroline Sorger, Fred Kleinberg, Emmanuelle Renard, Aziz Elhihi, Dean Bowen, Isabelle Jarousse, Laurent Cybéo,  Zaïra Vieytes,  Chaïbia, Tristan Cassamajor, Serge Jolimeau, Marie-Claire Meier, Jack Britten, Mick Namarari Tjapaljarri, Gloria Petyarre, Gérard Valcin, Carlo Jean-Jacques, Alix Roy.

Oeuvres de : Kurt Haas, Ignacio Carles-Tolrà, Carol Bailly, Pierrette Gonseth-Favre.


Scènes Magazine
www.scenesmagazine.com


Déjà dix ans ! C’est en 1994 que la Galerie Fallet
ouvrait ses portes au cœur de la Vieille Ville de Genève.

Etablie au cœur de la vieille ville depuis 1994, la vocation profonde de la Galerie Fallet a toujours été de présenter des artistes d’horizons divers dont le travail reflète indépendance d’esprit et liberté créative.  Que ces artistes soient confirmés ou émergents, la valeur artistique des œuvres proposées réside dans l’authenticité et l’originalité du langage et dans l’émotion qu’elles suscitent. 


Une passionnée de l’art
Micheline Vorbe, directrice de la Galerie Fallet

En 1994, la Galerie Fallet ouvrait ses portes à la Tour-de-Boël, charmante place située au cœur de la Vieille-Ville de Genève. En peu de temps, elle est devenue un lieu important de l’art moderne à Genève. Dès lors, Micheline Vorbe s’est engagée à présenter des artistes confirmés aussi bien que certains moins connus, qu’elle n’a cessé de soutenir. Artistes, amis, clients, critiques d’art ont, par leur fidèle présence, contribué à construire la réputation dont jouit aujourd’hui la Galerie Fallet.

DIVA : Comment êtes-vous arrivée là ?

MV : « Je suis une noire blanche … d’Haïti, descendante d’esclaves et de colons. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de vingt ans. Il est vrai que cette île est connue pour sa peinture naïve et primitive, mais c’est surtout mon père et un cousin artiste qui m’ont transmis cette passion pour l’art que j’ai développée dès mon enfance. Comme j’ai été élevée dans cette atmosphère, l’art a toujours joué un rôle important dans ma vie. A 14 ans, j’achetais ma première peinture avec mes économies. Cet amour pour l’art s’est encore renforcé quand je suis allée faire des études à la faculté de philosophie et lettres de Madrid.  Nous avions régulièrement des cours qui se tenaient au musée du Prado. C’était fascinant ! »

« Ensuite, j’ai fait des études de secrétaire de direction à Lausanne. Avant mon mariage j’ai travaillé pour plusieurs entreprises à Lausanne et Genève ; ensuite, j’ai été engagée en tant que chancelière par le Comité International de la Croix-Rouge pour leur délégation en Israël où j’ai vécu près de deux ans. Après, je suis partie avec ma famille en Angola où j’ai encore travaillé, puis en Thaïlande, en Iran et à New York. Partout où j’allais j’ai rencontré des artistes, visité régulièrement galeries et musées. A New York, je suis même retournée sur les bancs de l’école pour étudier Arts Management, c’est-à-dire comment gérer les institutions culturelles à but non lucratif. »

De retour en Suisse en 1992, Micheline Vorbe est déterminée à ouvrir sa propre galerie : « C’était la récession en Suisse, et c’était le pire moment pour le faire. J’ai dû me battre pour ouvrir cette galerie en 1994 ; une bonne galerie ne fait pas payer les artistes. Mon seul luxe est de choisir les artistes dont le travail me paraît personnel ou original. Il y a quand même toujours une ligne ; j’ai un goût pour le primitif, le sacré. Vous savez, Genève est une petite ville et le marché de l’art est difficile. Il faut travailler davantage, rester fidèle à son engagement, son éthique, mais on tient le coup. »

DIVA : On dit toujours qu’il y a des périodes plus ou moins favorables pour la vente des objets d’art ?

MV : « C’est une question de feeling. J’aime les belles choses, et une œuvre d’art doit provoquer l’émotion chez celui qui la regarder, parler à son âme. C’est ainsi que je fonctionne. Jamais je ne présenterais un artiste juste parce qu’il se vend bien. Si on n’est pas passionné par le travail qu’on défend, on finit par sonner faux. Je choisis des œuvres qui me touchent, des artistes dont le talent me paraît authentique et personnel. Et je fais toujours confiance à cette petite chose imprécise mais persistante au fond de nous qui aide à prendre des risques. »

Jusqu’au 9 avril, la Galerie Fallet présente les peintures à l’huile et feuilles d’or de Wojciech Mucha. Une exposition toute d’éclat et de vibrations. Né d’un père polonais – fonctionnaire aux Nations Unies – et d’une mère suisse, Wojciech Mucha vit et travaille à Genève.

Interview de Marit Fosse, Rédactrice en chef de DIVA Geneva’s living magazine for the international community
No. 19 Mars – Avril 2005 : Women of Today and Tomorrow


Une passion pour l’art
Micheline Vorbe, galeriste passionnée, fête les dix ans de la galerie Fallet. Chaleureuse, enthousiaste, elle raconte son parcours de vie et sa vision de l’art

« J’ai toujours su que j’aurais une galerie », affirme Micheline Vorbe. Son père et un cousin artiste lui ont transmis une passion pour l'art qu'elle a développée dès l'adolescence. Mais de la première toile achetée à 14 ans à l’ouverture de la galerie Fallet, il y a un parcours étonnant, une foule de souvenirs et de lieux qui s’enchevêtrent.

Née en Haïti, Micheline Vorbe approfondit son intérêt pour l’art en faculté de lettres et philosophie à Madrid, puis étudie le secrétariat de direction à Lausanne. Avant son mariage, elle part en mission en Israël, puis dans l’Angola en guerre, porte le tchador en Iran, vit trois en Thaïlande … Avant de retourner à l’école à New York en « Arts Management » et d’effectuer un stage de six mois dans un musée au cœur de Harlem.

N’étant pas historienne de l’art, elle se spécialise dans la recherche de fonds. Même si elle a étudié l’art de manière académique à Madrid, elle n’en a pas une vision ordonnée en séquences et en mouvements. « J’ai beaucoup appris et beaucoup vécu dans le désordre et la diversité », sourit-elle. Si Haïti reste son « nombril », son île, elle se considère aujourd’hui comme genevoise. « Parce que Genève est une ville ouverte, et que les mots république et canton me plaisent… »

Durant ses années dans le monde humanitaire, Micheline Vorbe maintient ses liens avec l’art. Lors de séjours en Suisse, elle réalise trois expositions de peintres naïfs et primitifs haïtiens dans une galerie à Hermance. Des pays où elle a séjourné, elle garde parfois des regrets, comme du trop bref aperçu de sculptures extraordinaires en Angola. A New York, elle organise quelques expositions chez elle et se lance « corps et âme » dans l’art.

De retour à Genève en 1992, Micheline Vorbe est déterminée à réaliser son projet d’enfance. « En pleine récession, c’était le pire moment pour le faire. Mais en dépit de tout, pour ne pas regretter et parce que j’avais trop de choses à dire, j’ai eu le culot d’ouvrir ma galerie. » Une suite de hasards l’amène à rencontrer Pierrette Gonseth-Favre. Micheline Vorbe s’anime en évoquant le choc ressenti devant les œuvres de celle qu’elle considère comme l’une des plus grandes artistes suisses. « J’ai su que c’était ce que je voulais dans ma galerie ! C’était beau, inédit, très personnel … Avec un côté primitif, une certaine douleur, tout un vécu qui correspondait au mien, qui me correspondait. » Pierrette Gonseth-Favre lui offre d’exposer, et Micheline Vorbe se lance dans la galerie « à 400 à l’heure ». Il m’a fallu beaucoup de persévérance parce que je ne suivais pas la mode et que je ne m’adressais pas à tout le monde. Ce n’étaient ni des bouquets de fleurs ni la tendance minimaliste que l’on trouvait dans l’art contemporain. Mais ce n’est pas ça que je défends. J’ai présenté le cubain Finalé dans la petite cité calviniste de Genève ! »

Micheline Vorbe n’a pas renié ses racines et a prêté à plusieurs reprises sa collection, mais elle se méfie de l’étiquette qu’on pourrait lui donner. « Je n’aime pas ce qui est exotique. Et il ne faut pas réduire l’art haïtien à l’art des marchés, ce qui existe d’ailleurs dans tous les pays. Je représente une espèce de culture universelle. J’ai vu au MOMA à New York une très belle exposition sur le primitivisme dans l’art contemporain, qui montrait comment des artistes de grand talent, comme Klee ou Picasso, ont puisé dans l’art primitif et l’ont quasiment reproduit par moments. Si les gens, en entrant dans la galerie, me demandent d’ou vient l’artiste et que je peux leur répondre qu’il est suisse, j’ai gagné. »

Dans un métier où tout le monde n’a pas la même éthique, la galeriste défend ses convictions. « Jamais je n’exposerai quelqu’un parce qu’il se vend. Si l’on n’est pas passionné et que l’on ne croit pas en ce que l’on défend, on sonne faux. Je choisis des œuvres qui me touchent personnellement, des artistes reconnus ou émergeants dont le talent est authentique. Et je fais toujours confiance à cette petite chose imprécise et précise, au fond de nous, qui nous aide à prendre des risques. »

Delphine Goldschmidt-Clermont, Scènes Magazine, Genève
No 167 Avril 2004, rubrique Expositions


DIX ANS Déjà !

Micheline Vorbe. Débordante d’énergie et de passion. Un accueil amical. Une fois passé le seuil de la galerie, on se sent chez soi.

On y découvre à chaque fois des artistes confirmés ou émergeants, oeuvrant en dehors du courant des modes, des artistes qui ont des choses à dire, des choses simples, des mondes imagés, colorés, féeriques.

A voir jusqu’au 8 mai, une exposition anniversaire qui réunit les œuvres des artistes qu’elle a aimés.

Bravo pour cet anniversaire et comme Micheline Vorbe le dit si bien : elle se réjouit de vous voir et de partager encore avec vous de très belles découvertes et de nouveaux moments d’émotion.

Gisèle Mazzia, Rédactrice en chef, Cimaises no. 35 printemps 2004, revue de la Société
Suisse des Beaux-Art, Section de Genève



« Dix ans déjà » : Galerie Fallet - Un éclat de printemps

La Galerie Fallet, à Genève, célèbre ses dix ans d’existence. Oui, dix ans déjà que Micheline Vorbe ouvrait ce petit espace d’art qui allait devenir un des rendez-vous privilégiés de l’art plastique contemporain en Suisse, grâce à la rigueur et la passion dont elle fait preuve, lors de chaque exposition. C’est dans l’urgence que, toujours elle travaille, dans un insatiable appétit artistique, que soutiennent une connaissance et un instinct infaillible dans l’exploration d’un domaine encore peu connu des années 90 – cet art alliant des composantes expressives venant de COBRA, de Dubuffet, Chaissac, de l’art brut, de la neuve invention, des arts premiers.

Née en Haïti, Micheline Vorbe a été éveillée à l’art par un cousin, elle a étudié à New York, est venue en Europe, à Genève, s’est engagée dans l’humanitaire, allant vivre dans des pays en guerre, en Iran, en Angola. En Asie du Sud-Est. Il lui reste des visions apocalyptiques habitant aussi certaines des œuvres d’artistes qui lui imposent leur besoin d’exister, en dehors de toute réflexion, d’esthétisme ou de mode.

Etre galeriste, c’est d’abord, pour elle, être totalement convaincue par un artiste qui lui occasionne un formidable coup de cœur, une folie. Ce qu’elle saura, par la suite, transmettre, aussi bien grâce à un art accompli d’exposer peintures et sculptures, que dans l’enthousiasme persuasif qu’elle met à aborder les visiteurs, sans distinction de race, d’âge, de niveau social ou financier ! Non loin de Saint-Pierre, en plein Calvinopolis, près de certains hauts lieux où l’on marchande l’art à coup de millions, pénétrer à la Galerie Fallet, c’est ainsi devenu un bain de fraîcheur, de beauté – un éclat de printemps. Ici, en effet, vous ne trouverez pas un point de vue crépusculaire sur l’art décadent d’une civilisation à bout de souffle – c’est l’apport de l’esprit créateur d’artistes venant de tous les horizons, aussi bien d’Europe que du Nouveau monde, d’Afrique, d’Australie.

Pour célébrer le dixième anniversaire de sa galerie, Micheline Vorbe a eu l’embarras du choix, parmi les nombreux artistes qu’elle a exposés. Ce qu’il y a d’extraordinaire, quand on pénètre aujourd’hui dans cet espace, c’est qu’il y règne une atmosphère unique, je veux dire qu’on ressent l’unité d’un goût très marqué, alors même que plusieurs peintres sont présents, là, avec de grandes œuvres. C’est d’abord l’art foisonnant de Pierrette Gonseth-Favre, artiste vaudoise d’exception qui avait inauguré la galerie en 1994, et que Micheline Vorbe avait découverte lors d’un séjour à Schwyz, peu de temps auparavant. C’est le Cubain Moïsés Finalé, son monde fantastique et mythologique. Ce sont les peintres français Fred Kleinberg, Dominique Albertelli, les sculptures extraordinaires de Tamara Lunginovic … Un ensemble dont chaque pièce provoque le choc, l’émotion. Art évident, nécessaire !

Pierre Hugli, PH+Arts magazine, Lausanne
No 50 avril-mai 2004

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